Alzheimer, les premiers signes d’alerte et les habitudes de vie à changer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui touche plus de 35 millions de personnes dans le monde. A cause du vieillissement des populations, le nombre de malades devrait doubler tous les 20 ans, selon l’OMS. Pour le moment, aucun traitement ne permet d’en guérir. Alors la recherche tente d’explorer aujourd’hui de nouvelles pistes : détecter les signes et la maladie en amontet surtout changer ses habitudes de vie pour en réduire la progression .

Les 10 Signes d’Alerte

Même s’ils ne sont pas forcément liés à la maladie d’Alzheimer, certains signes doivent alerter.

1 – PERTES DE MÉMOIRE

La personne oublie de plus en plus souvent des événements récents touchant sa vie personnelle et son entourage mais garde une très bonne mémoire des souvenirs anciens. L’un des signes les plus courants de la maladie d’Alzheimer est la perte de mémoire, notamment le fait d’oublier des informations récemment apprises. Il peut également s’agir d’oublier des dates ou des événements importants, de demander la même information à plusieurs reprises, d’avoir de plus en plus recours à des aide-mémoire (par ex., notes de rappel ou dispositifs électroniques) ou de faire appel à des membres de la famille pour des choses que les personnes avaient l’habitude de gérer elles-mêmes.

2 – DIFFICULTÉS À ACCOMPLIR LES TÂCHES QUOTIDIENNES

Certaines personnes peuvent ressentir des changements de leur capacité à élaborer et à suivre un plan ou à utiliser les nombres. Elles peuvent avoir du mal à suivre une recette qui leur est familière ou à assurer le suivi des factures mensuelles. Elles peuvent avoir des difficultés à se concentrer et prendre beaucoup plus de temps qu’avant pour faire certaines choses.
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont souvent du mal à exécuter les tâches quotidiennes. Parfois, elles peuvent avoir des difficultés à conduire jusqu’à un endroit qu’elles connaissent bien, à gérer un budget au travail ou à se souvenir des règles de leur jeu favori.

3 – PROBLÈMES DE LANGAGE

La personne ne retrouve plus des mots simples, usuels et en utilise d’autres plus ou moins appropriés.
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent avoir des difficultés à suivre ou se joindre à une conversation. Elles peuvent s’arrêter au milieu d’une conversation et n’avoir aucune idée de comment la poursuivre ou bien se répètent. Elles peuvent rencontrer des difficultés avec le vocabulaire, avoir du mal à trouver le mot juste ou appeler les choses par le mauvais nom (par ex, appeler une « montre » une « horloge de poignée »).

4 – DÉSORIENTATION DANS LE TEMPS ET DANS L’ESPACE

Le sens de l’orientation de la personne diminue. Elle peut se perdre, même dans des endroits pourtant familiers, et confondre les saisons. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent perdre la notion des dates, des saisons et du temps qui passe. Elles peuvent avoir du mal à comprendre quelque chose si cela ne se produit pas immédiatement. Elles peuvent parfois oublier où elles se trouvent et comment elles sont arrivées là.
Pour certaines personnes, avoir des problèmes de vision peut être un signe de la maladie d’Alzheimer. Elles peuvent avoir des difficultés à lire, à évaluer les distances et à déterminer les couleurs ou les contrastes. En termes de perception, elles peuvent passer devant un miroir et penser que quelqu’un d’autre se trouve dans la pièce. Elles peuvent ne pas se reconnaître dans le miroir.

5 – DIFFICULTÉS DANS LES RAISONNEMENTS ABSTRAITS

La personne rencontre des difficultés pour effectuer les formalités administratives, pour gérer ses finances (particulièrement depuis les euros), pour rédiger un chèque, pour appeler quelqu’un au téléphone.

6 – PERTE D’OBJETS

La personne a tendance à placer des objets dans des endroits insolites (une montre dans le four) sans jamais les retrouver. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent ranger des objets dans des endroits insolites. Elles peuvent perdre des choses et être incapables de revenir sur leurs pas pour les retrouver. Parfois, elles peuvent accuser les autres de les avoir volées. Cela peut se produire plus fréquemment au fil du temps.

7 – ALTÉRATION DU JUGEMENT

La personne n’arrive plus à évaluer les situations : elle porte des vêtements d’hiver en été, fait des achats démesurés de nourriture… Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent éprouver des changements dans leur jugement ou leur prise de décision. Par exemple, elles peuvent faire preuve d’un jugement amoindri dans leur rapport avec l’argent et donner des sommes astronomiques à des télévendeurs. Elles peuvent accorder moins d’attention à la toilette ou au fait de maintenir leur hygiène personnelle.

8 – MODIFICATION DU COMPORTEMENT

L’entourage constate l’apparition d’une tendance dépressive chez la personne ou de manifestations d’anxiété, d’irritabilité, d’agitation… L’état d’esprit et la personnalité des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peut changer. Elles peuvent devenir confuses, soupçonneuses, déprimées, craintives ou anxieuses. Elles peuvent être facilement bouleversées à la maison, au travail, chez des amis ou dans des lieux hors de leur zone de confort.

9 – PERTES DE MOTIVATION

La motivation tombe pour toutes les activités, y compris celles qui étaient une passion avant

10 – CHANGEMENT DE PERSONNALITÉ

La personne devient tout à fait différente de ce qu’elle était et perd son caractère propre : jalousie, idées obsessionnelles de préjudice, exubérance excessive…

Modifications des habitudes de vie pour limiter la progression d’Alzheimer :

L’âge est bien entendu un important facteur de risque, mais plusieurs observations récentes indiquent néanmoins que la maladie d’Alzheimer n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement et que de nombreux aspects du mode de vie peuvent également énormément influencer sa progression. Il s’agit d’une excellente nouvelle, car cela signifie qu’il est possible de réduire considérablement le risque de souffrir de cette maladie en modifiant ses habitudes de vie. C’est ainsi qu’une nouvelle expertise a récemment été publiée avec une mise à jour des principaux facteurs pouvant diminuer le risque de développer les démences en général, incluant la maladie d’Alzheimer.
1.Cesser de fumer. La cigarette a un effet catastrophique sur la santé cardiovasculaire, ce qui provoque une diminution de l’apport en oxygène au cerveau et endommage les neurones. Certaines neurotoxines contenues dans le tabac contribuent également à ces dommages.
2. Faire de l’exercice. L’activité physique exerce une action neuroprotectrice en raison d’une amélioration de la circulation du sang dans le cerveau ainsi qu’en stimulant la croissance de neurones impliqués dans les processus de mémoire.
3. Maintenir un poids santé. Plusieurs études montrent que les personnes obèses sont à plus haut risque de démence, conséquence de l’impact négatif du surpoids sur l’inflammation chronique et le stress oxydatif qui perturbent l’ensemble du corps, incluant le cerveau.
4. Contrôler la tension artérielle. L’hypertension crée un stress mécanique sur les vaisseaux sanguins qui augmente le risque de neurodégénération et, par conséquent, de démence.
5. Contrôler la glycémie. Les personnes diabétiques sont à plus haut risque de démences, car l’hyperglycémie chronique est très toxique pour les cellules, incluant les neurones.
6. Traiter les dépressions. La dépression affecte les taux de plusieurs hormones de stress ainsi que la structure de certaines parties du cerveau (hippocampe), ce qui pourrait accélérer le développement des démences.
7. Maintenir un réseau social. L’isolement social et la soli¬tude sont d’importants facteurs de risque d’hypertension, de maladies cardiovasculaires et de dépression, trois conditions qui ont été associées au développement des démences.
8. Continuer d’apprendre. L’éducation permet de créer ce qu’on appelle une « réserve cognitive » qui maintient les fonctions cérébrales en dépit d’une détérioration des neurones.
9. S’assurer de bien entendre. Cela peut paraître surprenant, mais plusieurs études ont montré qu’il existait une forte corrélation entre la surdité et le risque de démence. Les mécanismes en cause demeurent mal compris, mais il est probable que l’audition stimule les fonctions intellectuelles et retarde ainsi la détérioration des neurones. Selon les chercheurs, l’utilisation de prothèses auditives par les personnes qui n’entendent pas bien pourrait contribuer à réduire ce risque.

Il faut noter que cette réduction des démences à l’aide des facteurs du mode de vie qu’on vient d’énumérer est un minimum de même qu’une alimentation saine et la consommation de certains aliments comme le curcuma, le vin rouge, le cacao ou encore le thé vert est associée à une diminution encore plus marquée du risque de déclin cognitif et l’inclusion de ces aliments dans les habitudes alimentaires pourrait augmenter davantage notre protection face aux démences comme la maladie d’Alzheimer.

Source / oms , journal mondiale de la santé, France Alzheimer

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